Women at Work
Interview with Catherine Marry — Directrice de recherche — CNRS (CMH)
Sophie Pochic — Directrice de recherche — CNRS
How do gender inequalities are carried out in dominant socio-professional groups? Do women who have a successful carrier occupy a specific position among their siblings? What privileges do men enjoy in dominant sphere such as the higher education sector or the world of scientific research? Catherine Marry, now head of research at the French Centre for Scientific Research, is one of the pioneers of gender studies in France. She here conducts a brilliant auto-analysis intertwining her research carrier and her personal trajectory.
Summary
One life, one research itinerary.
Interview published on 04-05-2018
Last modified on 04-11-2018
Original language: English Lire la version French
  • Biography
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Catherine Marry, born in 1948, is a sociologist head-researcher at the French Centre for scientific research (CNRS) and member of the Centre Maurice Halbwachs. She has been working on gender inequalities in careers in dominant socio-professional groups of the private sector (engineers, executives) and of the academic world (university teachers and researchers). After a PhD in economics, she began her carrier as a CNRS research assistant (ingénieure d’étude) at the Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (LEST) in Aix-en-Provence. The members of this team project produced a seminal comparative analysis of income hierarchies in France and Germany, although they limited their approach to the study of men at work. Catherine Marry later decided to analyse female workers through a study of sex-crossing, focusing on women going for technical formations and male professions, together with Anne-Marie Daune-Richard. In 1986, she continued her work in Paris on female enfineers and students of the École normale supérieure, at the Laboratoire d'analyse secondaire et de méthodes appliquées en sociologie (Lasmas-Iresco), at the Pouchet Institute of the CNRS. She worked together with Alain Degenne, André Grelon, Lise Mounier et Françoise Chamozzi before succeeding the admission as chargée de recherche at the CNRS in 1991. She went on analysing the “respectful revolution” of female scientific students, going against stereotypes of the docile and “scholastic” girl. She became one of the pionneer researcher on "Women and Sciences" in France. In 1995, she participated to the creation of the European research network Gender and job market (MAGE) with Margaret Maruani and Jacqueline Laufer. She contributed to its journal Travail, Genre et Société. She belonged to the Committee for Women Promotion within the CNRS in the decade 2000. She also taught many courses in Brazil, Russia, Qyébec and in France in the master Gender, politics and sexuality at the EHESS. She recently analysed the “glass ceiling” for women within french ministries.

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(avec Jacqueline Laufer, Margaret Mariani), Masculin-Féminin: questions pour les sciences de l’homme, Paris, PUF, 2001.

(with Michèle Ferrand, Françoise Imbert), L’Excellence scolaire: une affaire de famille. Le cas des normaliennes et normaliens scientifiques, Paris, L’Harmattan, 1999.

(with Annick Kieffer, Hildegarde Brauns, Susanne Steinmann), “France-Allemagne: inégales avancées des femmes. Une analyse comparée des évolutions de l’éducation et de l’activité des femmes de 1971 à 1991”, Revue Française de Sociologie, vol. 2, n° 39, 1998, p. 353-389.

(with Jean-Marie Duprez, André Grelon), “Les ingénieurs des années 90: mutations professionnelles et identités sociales”, Sociétés Contemporaines, n° 6, 1991, p. 41-64.

(with Anne-Marie Daune-Richard, Catherine Flament, Madeleine Lemaire), L'Insertion des femmes dans des professions de technicien supérieur de l'industrie liée aux nouvelles technologies: étude de cas dans la région PACA, Aix-en-Provence Laboratoire d'économie et de sociologie du travail, 1990.

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