« Il fallait avoir l’air propre sur les images »

Le point de vue d’un historien du temps présent et archiviste de l’expérience combattante des XXe et XXIe siècles

Lorsque Viatcheslav Kuprienko témoigne des conditions particulières vécues lors de son départ d’Afghanistan le 15 février 1989, il éclaire un thème indissociable de toute guerre : l’altération de la vérité à des fins politiques et diplomatiques1.

« On nous avait tous donné de nouveaux cabans… Les nôtres étaient tous dans un état épouvantable et il fallait avoir l’air propre sur les images. Dieu merci […] nos pantalons n’étaient pas visibles. On nous avait dit de porter nos médailles et décorations pour les photos, puis des drapeaux. » 

Une vision aseptisée et héroïque du départ des troupes soviétiques d’Afghanistan. Les forces spéciales (spetsnaz) – particulièrement engagées dans les combats de contre-guérilla – ferment la marche en compagnie du colonel général Boris Vsevolodovitch Gromov commandant la 40e Armée soviétique, retrouvant son fils Maxime qui l’attend du bon côté, celui du Pays. Les images sont diffusées en Union Soviétique et partout dans le monde. Malgré les relents douteux d’une sale guerre, largement méconnue même en URSS, malgré les allures de retrait inévitable plutôt que d’une transmission de la responsabilité des combats aux troupes fidèles au président Mohammad Najibullah, l’Armée Soviétique – et derrière elle le régime de Mikhaïl Gorbatchev – sauve la face et inscrit le dernier acte de sa présence en Afghanistan dans une posture héroïque et puissante.

Toute stratégie de contre-insurrection vise à susciter l’adhésion de la population. Pour cela, elle développe un volet d’action psychologique. Son objectif est alors de présenter la réalité sous un angle qui emporte l’adhésion des populations – des faits alternatifs pourrions-nous dire à l’aune des références actuelles –, auxquelles échoit en théorie la charge de désigner in fine le vainqueur. L’épilogue du combat soviétique en Afghanistan se cristallise autour d’une bataille des perceptions, celles des citoyens soviétiques, des pays du bloc de l’Est chancelant et des pays occidentaux. Cette dernière bataille, l’URSS entend ne pas la perdre. Et pourtant, l’Empire est un colosse aux pieds d’argile chancelant où les Afgantsy cachent leurs blessures, où les familles pleurent leurs fils disparus, où la rigidité de la mise en scène cache imparfaitement le terrible fiasco militaire. Pourquoi 15 400 soldats soviétiques ont-ils perdu la vie en Afghanistan2? Trois ans après le retrait, Najibullah était renversé et tué. L’Afghanistan sombrait alors dans une guerre civile meurtrière, matrice de nouveaux conflits.

Viatcheslav Kuprienko, officier du renseignement militaire soviétique, est rattaché à une unité des forces spéciales en charge de la formation des combattants pour l’Afghanistan. Sans doute était-il rattaché à la 15e Brigade basée à Tchirtchik, près de Tachkent. Lui-même fut appelé à commander un peloton au « Royaume de l’Insolence »3. Qui étaient ces hommes ? En Afghanistan, le vocable spetsnaz regroupait plusieurs composantes de l’armée soviétique qui allaient des unités clandestines du KGB très spécialisées à des détachements de reconnaissance appartenant aux grandes unités de manœuvre, en passant par des unités de l’infanterie de marine ou des parachutistes. La composante appartenant au GRU – le renseignement militaire – trouve son origine au début des années 1950 dans la création d’unités ayant pour objectif d’intervenir contre les moyens mobiles des forces nucléaires de l’OTAN. Leur mission consistait à effectuer des reconnaissances à très longue distance sur le territoire de l’adversaire, d’y effectuer des actions de sabotage, mais aussi de soutenir des mouvements de « résistance » ou de subversion sur les arrières de l’ennemi. Ils devaient être capables de s’attaquer aux responsables politiques et militaires de l’adversaire. Cette arme offensive de subversion dans le contexte d’un affrontement Est-Ouest, est devenue un outil redoutable de contre-insurrection en Afghanistan.

Même si Viatcheslav Kuprienko ne témoigne pas de la nature des opérations réalisées sur le terrain, les études tactiques et stratégiques menées sur l’engagement soviétique en Afghanistan nous apportent quelques réponses4. Les spetsnaz étaient utilisés pour harceler les voies d’approvisionnement des moudjahidines. Devant l’impossibilité de fermer complètement la frontière avec le Pakistan, les forces spéciales soviétiques avaient recours aux embuscades sur les itinéraires de pénétration des caravanes et des combattants travers la frontière. Elles intervenaient en particulier dans les zones frontalières avec le Pakistan dans les provinces de Kunar, Paktia, Paktila et Kandahar. Certains détachements participaient à la formation des cadres de l’armée afghane, d’autres protégeaient des personnalités importantes ou des sites stratégiques. Ces unités combattaient souvent en première ligne contre l’insurrection, au point que l’armée soviétique souhaitait « envoyer le plus d’officiers possibles, en particulier les éclaireurs, faire passer par l’Afgha les forces spéciales, pour qu’ils aient une expérience du combat ».

Viatcheslav Kuprienko n’était pas un officier exalté pressé d’en découdre – même si l’on décèle une forme de romantisme dans son engagement et un attachement à la virilité guerrière – mais plutôt un pragmatique un peu fataliste : « Si on t’y envoie, tu dois y aller, tu ne peux pas refuser ; si on ne t’y envoie pas, n’y va pas de ton propre chef ». Finalement, le commandement décide de l’envoyer en Afghanistan lorsqu’un officier sera tué : « Quand quelqu’un mourra, tu le remplaceras ». Quel curieux destin que d’attendre le deuil d’une famille soviétique pour connaître soi-même l’expérience du combat. C’est ainsi que le 18 décembre 1987, il partit pour la ville de Ghazni. S’ensuit un peu plus d’une année de combats jusqu’au départ des troupes d’Afghanistan. Son témoigne livre aussi un aperçu des dissensions entre Afgantsy de l’ex-empire soviétique. Lorsque les soubresauts de l’histoire du temps présent brouillent les fraternités d’armes, altèrent les souvenirs, confortent des affinités ou laissent réapparaître des anciennes fractures entre soldats et commissaires politiques. Une histoire continue de s’écrire dans la parole des témoins.

Le témoignage de Viatcheslav Kuprienko conforte ma vision d’historien et d’archiviste sur l’importance du témoignage oral et des archives personnelles des combattants, pour déconstruire la « propreté des images », pour interroger l’altération de la vérité consécutive à toute guerre. L’historien du temps présent, fort des outils forgés en empruntant ses méthodes à la sociologie, à l’anthropologie et à l’archivistique, doit construire des fonds d’archives permettant de retracer la multiplicité des expériences individuelles. Travailler sur les conflits contemporains dans une perspective d’histoire militaire du temps présent suppose d’interroger trois réalités : la dimension stratégique (les discours politiques, diplomatiques, l’articulation politico-militaire, etc.), l’emploi de la force militaire (niveaux opératif et tactique) et la diversité des expériences individuelles (du chef d’état-major des armées au soldat de deuxième classe, hommes politiques, diplomates, civils, etc.).

La définition de la stratégie poursuivie dans le cadre du conflit peut être documentée par des sources ouvertes – lorsqu’elles sont disponibles – comme les débats des assemblées représentatives, les rapports qui confirment ou infléchissent les options prises, les lois, les règlements, les décrets reflétant les choix politiques. Le ballet diplomatique trouve des résonnances dans les débats et les résolutions prises au sein des instances internationales. Le rôle des alliances militaires doit être documenté. La réalisation d’une revue de presse nationale et internationale peut contribuer à comprendre comment cette stratégie est relayée par les médias et diffusée vers l’opinion publique.

L’étude de la dimension stratégique permet de retracer un discours officiel sur l’intervention militaire, son élaboration au sein de diverses instances, sa diffusion et sa réception par l’opinion publique. L’emploi de la force militaire sur le théâtre d’opérations peut être documenté à partir d’une étude des doctrines et de leur évolution dans le temps et des retours d’expériences des différentes armées. Les études stratégiques et les événements produits par la recherche liée à l’institution militaire (colloques, conférences, journées d’étude, etc.) pour nourrir et accompagner ces évolutions, sont aussi des sources à mobiliser. Il est possible de réaliser une analyse de la production des médias internes aux armées pour diffuser un discours officiel sur le déroulement des opérations et éclairer les évolutions des armées auprès de l’opinion publique par divers canaux (Internet, réseaux sociaux, magazine, télévision, etc.).

Ces sources ouvertes sont utiles pour comprendre le discours tenu par les armées sur leur intervention, les tactiques, les techniques et les adaptations en cours pour remporter la victoire espérée. Dans des opérations militaires lointaines nécessitant l’adhésion (ou la non-hostilité à minima) des opinions publiques, la guerre des perceptions se joue aussi sur leur propre territoire. Les expériences individuelles et la reconstruction du point de vue du soldat interrogent les narrations qui portent sur les dimensions stratégiques et sur l’emploi de la force militaire, dimensions plus souvent privilégiées par les sciences politiques et particulièrement par les relations internationales et les études stratégiques. La constitution de fonds d’archives sur l’expérience vécue permet d’engager véritablement le débat critique sur ce que « faire » la guerre signifie. Cette urgence, conjuguée à la fragilité des archives numériques, appelle à une collecte et à un archivage le plus large possible de l’expérience combattante du XXIe siècle.

Certains aspects du témoignage de Viatcheslav Kuprienko peuvent interroger les militaires français engagés en Afghanistan entre 2001 et 2014. L’altération de la vérité est bien présente dans les discours officiels, jusqu’aux conditions mêmes du départ des troupes combattantes, le 31 décembre 2012. Le spectacle de la communication opérationnelle est bien huilé et produit à son tour de belles images. Mes travaux sur l’armée française en Afghanistan ont justement permis de mettre en lumière comment une rupture politico-militaire survenue en septembre 2011 au plus haut sommet de l’État, à propos de la nature des opérations à mener, s’est traduite et a pu être observée à l’échelle la plus opérative, depuis la perspective de ceux qui opèrent sur le champ de bataille5. Face au trop grand nombre de tués en Afghanistan6, le Président de la République Nicolas Sarkozy décide de faire cesser les opérations et d’accélérer le transfert de la zone de responsabilité française en Kapisa et Surobi à l’armée afghane.

Presque niée par la communication officielle, cette rupture est perceptible dans l’expérience vécue par les soldats alors consignés dans leurs bases opérationnelles ou bloqués dans leurs postes de combat isolés. Ils se posent la question du sens des sacrifices de leurs camarades, assistent aux départs précoces du général commandant la brigade La Fayette puis d’une compagnie de la Légion étrangère, planifient encore et encore des missions qui sont systématiquement annulées, essuient les tirs des talibans qui se rapprochent de plus en plus près des cantonnements. Retracer de manière fine cette expérience des soldats permet de mesurer les conséquences concrètes des décisions politiques et leur traduction sur le terrain.

Le témoignage de Viatcheslav Kuprienko rejoint dans l’esprit, celui d’un caporal-chef français déployé durant la campagne d’été 2011. Alors que la communication opérationnelle française insiste sur le transfert en cours de la responsabilité des opérations vers l’armée afghane en bon ordre, ses camarades et lui sont bloqués sur un petit poste baptisé CP52 depuis le 7 septembre 2011. Partis initialement pour une mission de cinq jours, les soldats français ne peuvent être relevés suite à l’injonction politique de rester à l’abri entre les murs des bases opérationnelles. Il raconte : « Nous étions bloqués dans ce petit camp, on n’avait pas de nouvelles. On savait qu’il y avait des blessés, un mort mais rien de plus. On était un peu en panique, sans infos, c’est la merde […]. Au début, on se faisait harceler par les insurgés. Puis progressivement, plus rien […]. On avait quatre ou cinq slips, rien. On nous a laissés moisir dans ce poste »7. Après trente-cinq jours, une opération d’envergure est finalement montée le 10 octobre 2011 pour venir les chercher.

Comme les Soviétiques à la fin de leur engagement, les militaires français se contentent de fournir des appuis (les détachements de liaisons, d’appui et de soutien) aux opérations afghanes depuis les hauteurs. Cette conclusion à la présence des forces combattantes en Afghanistan fait peser de lourdes interrogations sur la validité de la contre-insurrection. Pour autant, cet épisode est passé sous silence et les leçons n’en sont pas tirées alors que l’armée française est déployée en Afrique pour lutter contre des groupes armés djihadistes en bande sahélo-saharienne. La nature d’un conflit est rendue plus intelligible lorsque l’on prend le soin de l’observer depuis ce qu’elle produit sur le terrain et telle qu’elle est vécue par les principaux acteurs. Cette étude des traces du passé, récent ou dans ses résonnances plus anciennes, est indispensable pour prendre de la hauteur et mettre en discussion les conséquences concrètes des décisions politiques.

Enfin, le témoignage de Viatcheslav Kuprienko réunit les expériences combattantes soviétiques et françaises sur un point fondamental : la même absence de vision stratégique réaliste pour la résolution du conflit. Comme le souligne Phillipe Sidos à propos de l’intervention de l’armée soviétique : « Elle souffrait de l’absence d’une vue globale de règlement du conflit et il n’y eut pas de remise en cause complète de la forme d’intervention initiale ». Il poursuit : « Ce constat amène à s’interroger sur la répétition constante des formes d’engagement des puissances occidentales classiques en contre-insurrection dans des civilisations différentes. Elles y obtiennent effectivement des succès tactiques locaux sans cesses répétés, mais sans parvenir à transférer aux autorités locales qu’elles sont censées soutenir, une situation réellement pacifiée »8. Troublantes convergences des expériences combattantes soviétiques et des soldats de l’OTAN.

Et puis, il y a l’oubli sinon le désintérêt face à l’expérience vécue. Hors du cadre des armées, qui s’intéresse en France aux familles, aux proches des 89 soldats tués en Afghanistan et aux nombreux blessés physiques et psychologiques ? Qui écoute et collecte la parole des anciens combattants, des traducteurs, des civils afghans poussés à l’exil ? Qui essaie d’en tirer les enseignements ? Inexorablement, un conflit efface l’autre reléguant dans l’oubli la parole fragmentée des principaux témoins. En écho au témoignage de Viatcheslav Kuprienko me reviennent les paroles d’un lieutenant de l’armée française : « Le sentiment que j’avais [à propos de l’engagement en Afghanistan]… Eh bien, la France nous envoie nous battre et on la fait chier quand on meurt. À mon avis, et c’est personnel, je pense qu’il y a eu trop d’instrumentalisation par la politique intérieure. Nous l’avons tous très mal vécu. Quand il n’y a pas de consensus de la Nation derrière ses soldats, ce n’est pas bon »9. L’Afghanistan, cimetière des empires ? Peut-être. Fossoyeur des illusions, sans aucun doute.

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1

De l’attaque d’un poste radio en territoire allemand par les nazis justifiant l’invasion de la Pologne le 1er septembre 1939 à la résolution du golfe du Tonkin ouvrant la guerre américaine au Vietnam en 1964, en passant par le bourrage de crânes dans les tranchés de la Première Guerre mondiale, les exemples ne manquent malheureusement pas.

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2

Dans son ouvrage, Jacques Lesvesque, professeur à l’université de Québec à Montréal, évoque 13 310 Soviétiques tués et 35 478 blessés en Afghanistan (chiffres de 1988), réévalués à la hausse à 15 400 tués et 39 000 blessés par la Russie en 2007. Ces chiffres n’incluent pas les décès des rapatriés en URSS pour soins médicaux faute d’archives.

Voir : Jacques Levesque, L’URSS en Afghanistan. De l’invasion au retrait, Bruxelles, Éditions Complexes, 1990, p. 269 et Id., « Pertes réelles des troupes soviétiques en Afghanistan », Sputnik, mise en ligne le 14 février 2007.

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3

Michael Barry, Le Royaume de l’Insolence. L’Afghanistan (1504-2011), Paris, Flammarion, 2011.

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4

Philippe Sidos, « La contre-insurrection soviétique en Afghanistan (1979-1989) », Revue Stratégique, no100-101, 2012, p. 137-170 ; Lester Grau, The Bear Went Over The Mountain. Soviet Combat Tactics in Afghanistan, Washington, National Defence University Press, 1996 (éd. orig. en russe, 1991).

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5

Christophe Lafaye, L’Armée française en Afghanistan (2001-2012). Le génie au combat, Paris, CNRS Éditions, 2016, p. 287-288.

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6

Entre mai et septembre 2011, 18 soldats français sont tués en Afghanistan. Il s’agit de 20 % des pertes totales françaises de la guerre en l’espace de cinq mois.

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7

Christophe Lafaye, L’Armée française en Afghanistan (2001-2012). Le génie au combat, Paris, CNRS Éditions, 2016, p. 288.

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8

Philippe Sidos, « La contre-insurrection soviétique en Afghanistan (1979-1989) », Revue Stratégique, n100-101, 2012, p. 170.

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9

Christophe Lafaye, L’Armée française en Afghanistan (2001-2012). Le génie au combat, Paris, CNRS Éditions, 2016, p. 304.

Christophe Lafaye, « Collecter, archiver et valoriser l’expérience combattante du XXIe siècle », Cahiers d’Histoire, 2019, p. 168-195.

Christophe Lafaye, L’Armée française en Afghanistan (2001-2012). Le génie au combat, Paris, CNRS Éditions, 2016.

Christophe Lafaye, « De la Surobi à la salle d’honneur du 19e régiment du génie. Construction et transmission de la mémoire de l’engagement français en Afghanistan », in B. Fleury, J. Walter (dir.), Vies d’objets, souvenirs de guerres, Nancy, Éditions universitaires de Lorraine, 2015.

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