Qui sommes-nous ?

Catherine Achin est professeure de science politique à l’Université Paris Dauphine et à l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO, UMR 7170). Ses domaines de recherches portent  sur les thèmes suivants : Genre et politique dans une perspective comparée ; Sociologie des carrières politiques ; Socio-histoire des mouvements féministes. Elle a notamment publié (avec Laure Bereni) (dir.), Dictionnaire Genre & science politique : concepts, objets, problèmes, Paris, Presses de Science Po, Coll. Sociétés en mouvement, 2013.

Thomas Alam est Maître de conférences en science politique à l‘Université de Lille 2 et au CERAPS (UMR 8026). Ses recherches portent sur les politiques de santé (sécurité sanitaire des aliments, obésité) et les réformes de l’État (agencification, partenariat public-privé et benchmarking). Il a notamment publié avec Igor Martinache et Jérémie Nollet « Qui sont les collaborateurs de nos ministres ? » et « Que devient-on au sortir d'un cabinet ministériel ? », in Xavier Bioy, Jean-Michel Eymeri et Stéphane Mouton (dir.), Le règne des entourages, Paris, Presses de Sciences-po, 2015 ; et sur un thème voisin : « "Le train  du changement". Interdépendances, circulation transnationale et réforme de la sécurité sanitaire des aliments en France », in Bouckaert (Geert), Eymeri-Douzans (Jean-Michel) (dir.), La France et ses administrations. Un état des savoirs. France and its Public Administration, Bruxelles, Bruylant, 2013.

Willy Beauvallet est maître de conférences en science politique à l’Université Lumière Lyon 2, chercheur à Triangle (UMR 5206). Ses travaux portent sur la sociologie du personnel politique et de l’action publique. Il a récemment publié : Au service des élus. Sociologie des collaborateurs politiques (dir.), Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2017 (avec Sébastien Michon) et « Qui contrôle le Parlement européen ? Contribution à une sociologie du pouvoir dans l'Union européenne », in Sébastien Michon (dir.), Le Parlement européen au travail : enquêtes sociologiques, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018, p. 49-64 (avec Etienne Boelaert et Sébastien Michon).

Anne Bellon a réalisé une thèse en science politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne intitulée Gouverner l’internet. Mobilisations, expertises et bureaucraties dans la fabrique des politiques numériques. La recherche s’appuie notamment sur l’observation du travail de cabinet au ministère de la Culture et de la communication. Ses travaux portent plus généralement sur la régulation des systèmes techniques, la transformation des politiques publiques et les élites de l’Etat. Elle a notamment publié un article sur l’économicisation des politiques culturelles dans le nouvel environnement numérique : « La politique de concurrence au secours de l’exception culturelle. L’arrivée de Netflix depuis le ministère de la culture », in Gouvernement et action publique, 2016, n° 4.

Audrey Célestine est maîtresse de conférence en études américaines à l’université de Lille, chercheuse au CERAPS (UMR 8026) et membre junior de l’IUF. Ses travaux portent à la fois sur une sociologie historique de l’Etat en France et aux Etats-Unis à partir de leurs territoires caribéens (Martinique, Guadeloupe, Puerto Rico) et sur les enjeux raciaux dans les deux pays. Elle a récemment publié : Une famille française. Des Antilles à Dunkerque en passant par l’Algérie, Paris, Éditions Textuel, 2018, et La fabrique de l’identité. L’encadrement politique des minorités caribéennes à Paris et New York, Paris, Karthala, 2018.

Thomas Collas est docteur en sociologie (IEP de Paris, 2015). Il est actuellement chargé de recherches F.R.S.-FNRS à l’Institut d’analyse du changement dans l’Histoire et les sociétés contemporaines (IACCHOS) de l’Université Catholique de Louvain. Ses domaines de recherche sont la sociologie des mondes professionnels et des carrières, la sociologie des pratiques d’évaluation et les méthodes de description quantitative, en premier lieu l’analyse de séquences. Récemment, il a notamment publié « L’émergence des patissiers de restaurant. Sociologie d’une segmentation professionnelle » (Sociologie du travail, 59-2, 2017), « Que guide un guide ? Évaluation et attention des producteurs aux notes sur les marchés des bonbons de chocolat », Revue française de socio-économie, n° 19, 2017, et « Multiphase Optimal Matching », in Ritschard, G. & Studer, M., Sequence Analysis and Related Methods : Innovative Methods and Applications, Cham, Springer, 2018.

Grégory Daho est maître de conférences en Science Politique de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et coresponsable de l’axe « processus d’internationalisation et d’européanisation » du Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CESSP). Il travaille sur la transformation du champ de la sécurité internationale. Croisant Relations Internationales, sociologie politique et sociologie de l’action publique, ses recherches se concentrent sur l’analyse des processus décisionnels engageant l’utilisation des forces armées à l’intérieur comme l’extérieur des frontières.

Delphine Dulong est maîtresse de conférences-HDR en science politique à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, membre du CESSP et co-fondatrice du groupe Genre à Paris 1. Elle travaille sur les institutions politiques en interrogeant leurs contributions aux rapports de dominations. Elle est notamment l’auteure de Sociologie des institutions politiques, Paris, La Découverte, coll. « Repères », 2012 et a codirigé avec Vincent Dubois La question technocratique, Strasbourg, PUS, 1999.

Juliette Fontaine est doctorante en science politique (contractuelle puis ATER) à Paris 1 (rattachée au CESSP) depuis 2011. Elle travaille sous la direction de Brigitte Gaïti sur les politiques scolaires du régime de Vichy. Sa thèse intitulée L’École primaire sous Vichy. Changements et permanences de l’institution scolaire (1940-1944), interroge la manière dont les policies (ici relatives à l’institution primaire et notamment aux programmes scolaires) sont affectées par les politics (principalement les hommes à la tête de l’Éducation nationale mobilisés sur la question scolaire dès l’entre-deux-guerres). Ce travail a donné lieu à plusieurs communications dans des congrès nationaux (AFS et AFSP en 2013 et 2015) et internationaux (SQSP en 2013, ISA en 2014) et à une publication principale, « Réformer l’Ecole sous Vichy », Éducation et société, vol. 36, n° 2, 2015.

Caroline Frau est maîtresse de conférences en science politique à l’Université Lyon 2. Membre du laboratoire Triangle, ses travaux portent sur l'analyse de groupes professionnels salariés et patronaux. Elle travaille également sur la construction et la mise en œuvre de la politique de lutte contre le tabagisme en France. Elle a récemment publié, avec le Collectif du 9 août, Quand ils ont fermeé l’usine. Lutter contre la deélocalisation dans une économie globalisée, Agone, 2017, et co-dirigé l'ouvrage Professionnalisation(s) et État. Une sociologie politique des groupes professionnels, Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2018.

Natália Frozel Barros est doctorante en science politique à l’Université Paris 1 sous la direction de Brigitte Gaïti. Elle est rattachée au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP-CRPS). Natália Frozel Barros est normalienne de la Sélection Internationale (ENS-Ulm) et a des Master 2 en science politique (Sociologie et Institutions du Politique, Paris 1) et en sociologie (Pratiques de l’interdisciplinarité, ENS-EHESS). Ses recherches portent sur la fabrication du droit international, inclus dans l’articulation du niveau interministériel avec les niveaux européen et international. Dans le cadre des négociations sur les affaires maritimes aux Nations Unies, elle s’interroge sur les transformations des pratiques de production des normes internationales depuis les années 1960, ainsi que sur la question de savoir comment ceux-ci affectent la mise en agenda des questions environnementales.

Natacha Gally est maîtresse de conférences en Science Politique à l’Université Paris 2 Panthéon Assas et membre du Centre d’études et de recherches en sciences administrative et politique (CERSA – UMR 7106). Ses travaux, au carrefour de la sociologie de l’action publique et de la sociologie de l’administration, portent sur les recompositions de l’État, étudiées dans une perspective comparative. Elle a notamment travaillé sur les réformes de haute fonction publique en France et en Grande-Bretagne, et plus récemment sur les transformations de l’intervention étatique dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche en France.

Delphine Lagrange est maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas et chercheuse au Centre d’études et de recherche de sciences administratives et politiques (CERSA). Ses recherches portent sur la politique étrangère de la France et le multilatéralisme.

Sylvain Laurens est maître de conférences à l'EHESS. Ses travaux se situent à l'intersection de la socio-histoire de l'État et de la sociologie des élites. Il a notamment publié l'ouvrage Une politisation feutrée. Hauts fonctionnaires et immigration en France, Paris, Belin, 2009, et il a également publié une série d'articles portant sur la prosopographie de l'administration : notamment S. Laurens et F. Marchan, « Traiter des « masses » de données prosopographiques par la numérisation d’annuaires : entre espoirs et vertiges procurés par la reconnaissance de caractères. », BMS, Bulletin de méthode sociologique (Sage), n° 113, juillet 2012, p. 53-65 ; S. Laurens, « La noblesse d’État à l’épreuve de l’Algérie et de l’après 1962 », Politix. Revue des sciences sociales du politique, vol. 19, n° 76, 2006, p. 75-96.

Igor Martinache est docteur en science politique et professeur agrégé à l'Université de Lille, membre du Centre lillois d’études et de recherches en sociologie et économie (UMR 8019) et du Centre d’études et de recherche administratives, politiques et sociales (UMR 8026). Ses travaux portent notamment sur la politisation des activités sportives et les formes d'engagement des enseignant.e.s. Il a notamment publié « L’action ministérielle, un sport collectif », La Pensée, n°389, 2017 ; « Le ministère Buffet (1997-2002) : contraintes et contradictions dans la mise en œuvre d'une politique sportive de gauche », Cahiers d'histoire, n° 120, 2013 ; et avec Thomas Alam et Jérémie Nollet, « Qui sont les collaborateurs de nos ministres ? » et « Que devient-on au sortir d'un cabinet ministériel ? », in Xavier Bioy, Jean-Michel Eymeri et Stéphane Mouton (dir.), Le règne des entourages, Paris, Presses de Sciences-po, 2015.

Pierre Mayance achève actuellement une thèse en science politique à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne sur la prise en compte de l’environnement dans la profession et le secteur agricole en France, intitulée Maintenir les frontières d’un secteur d’action publique. Acteurs politiques, associatifs et industriels dans le gouvernement de l’agriculture en France. Ses recherches consistent par ailleurs en une sociologie électorale des agriculteurs et des mondes ruraux. Il a notamment publié avec Joël Gombin, « Tous conservateurs ? Analyse écologique du vote de la population agricole lors de l’élection présidentielle de 2007 », in B. Hervieu et al. (dir.), Les mondes agricoles en politiques, Paris, Presses de Sciences Po, 2010. Il travaille avec Ivan Chupin à une sociologie politique du journalisme professionnel : pour leur travail le plus récent, voir le numéro d’Études Rurales (n° 198), « L’agriculture en représentation(s) : Luttes médiatiques, luttes syndicales », 2016, qu’ils ont co-dirigé.

Julie Le Mazier est docteure en science politique associée au CESSP. Elle a soutenu en 2015 une thèse intitulée : « Pas de mouvement sans AG » : les conditions d'appropriation de l'assemblée générale dans les mobilisations étudiantes en France (2006-2010). Contribution à l'étude des répertoires contestataires. Elle est l'auteure de plusieurs publications : « Des usages expressifs des dispositifs démocratiques. Les mises en scène d'un collectif revendiquant dans les assemblées générales étudiantes en France (2006-2010) », in Noémie Villacèque (dir.), À l'Assemblée comme au théâtre. Pratiques délibératives des Anciens, perceptions et résonances modernes, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018, p. 275-291 ; « Les formations à la prise de parole en public. Un indicateur du façonnage organisationnel dans deux syndicats étudiants », Agora débats/jeunesses, vol. 77 n° 3, 2017, p. 41-55 ; « Assemblées générales étudiantes et démocratie participative : un air de famille ? », Participations, vol. 10 n° 3, 2014, p. 61-83.

Aurélie Roger est maître de conférences en science politique à l’Université des Antilles et chercheuse au LC2S (UMR CNRS 8053). Elle s’est intéressée aux cabinets ministériels à l’occasion de travaux sur les positions institutionnelles en charge de l’Outre-mer, à travers notamment des entretiens avec le réseau des référents Outre-mer mis en place dans chaque cabinet sous la présidence Hollande. Avec Willy Beauvallet et Audrey Célestine, elle a publié « L’État outre-mer. La construction sociale et institutionnelle d’une spécificité ultramarine », Politix. Revue des sciences sociales du politique, vol. 116, n° 4, 2016, p. 139-161.

Frédéric Sawicki est professeur de science politique à l’université Paris 1, membre du CRPS-CESSP et membre fondateur de la revue Politix. Ses travaux de recherche portent sur les organisations politiques et syndicales, le militantisme, le métier politique et l’action publique locale. Il a notamment publié avec P. Mathiot « Les membres des cabinets ministériels socialistes en France (1981-1993) : recrutement et reconversion. 1 - Caractéristiques sociales et filières de recrutement », Revue française de science politique, 49e année, n° 1, 1999. p. 3-30 ; 2 - « Passage en cabinet et trajectoires professionnelles », Revue française de science politique, 49e année, n° 2, 1999. p. 231-264.

Jérémy Sinigaglia est sociologue et politiste, maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Strasbourg. Membre du laboratoire Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe (SAGE UMR 7363), il mène depuis plusieurs années des recherches dans le champ de la culture : réformes de l’intermittence (Artistes, intermittents et précaires en lutte. Retour sur une mobilisation paradoxale, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2012), effets de la transformation des politiques culturelles sur les pratiques des artistes et des professionnels (plusieurs rapports pour le DEPS/ministère de la culture) et sur les pratiques culturelles (rapport pour la DRAC Alsace). Il travaille actuellement sur le tournant numérique et l’européanisation des politiques culturelles.

Anne-France Taiclet est maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheuse au laboratoire CESSP. Dans une perspective de sociologie de l’action publique, ses travaux portent notamment sur la gestion politique du déclin économique territorial et sur la régulation politique du tabac. Sur ces sujets, elle a récemment publié « Quand dépenser c’est faire. Une analyse de l’évaluation des politiques territoriales européennes » in M. Mespoulet (dir.), Quantifier les territoires. Les usages des chiffres dans l’action publique territoriale, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017 ; « Du passé, faisons table rase? La controverse patrimoniale comme révélateur de luttes d’appropriation de l’espace », Lien social et Politiques, n° 73, 2015, et « Évolution comparée des politiques de régulation du tabac en Europe et aux Etats-Unis », Psychotropes. Revue internationale des toxicomanies, 2018.

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From the Ottoman Empire to Contemporary Turkey

Turkey has been, since President Recep Tayyip Erdogan's authoritarian drift, at the heart of the key issues affecting, both the national and international marketplace. The Entries presented here raise the question of the relationship to power in a long-term perspective. They highlight the role played by different social actors such as the State, the local notables, etc., in the process of modernisation as well as the ways of channelling the state domination yesterday and today.